Les souvenirs reviennent, je retrouve les traces des jours anciens, le carnet est là quelque part qui me raconte parfois des sourires et des cris.
Mon amie Claire était arrivée chez moi un peu
inquiète avec Disco, son bichon d’à peine un an, inquiète pour lui car c’était la première fois
qu’il rencontrait mon poids lourd de Kerny.
Ils se sont instantanément compris ces deux là, le
petit ayant rapidement intégré qu’il ne fallait pas trop taquiner le vieux. La
soirée s’annonçait heureuse, deux autres amies devaient venir dîner, et les
soirées entre filles ne manquent jamais de joie, surtout avec le rire de Claire
et Sophie.
Cependant, Disco avait encore de
sales habitudes, (qu'il a gardées d'ailleurs!) il trottinait partout
en levant la patte. Je hurlais, et Claire consternée essuyait les dégâts sous
les rires de Sophie et Isabel qui se demandaient si notre amitié de trente ans
résisterait à ces conditions. De plaisanterie en plaisanterie,
parfois avec quelques moments de graves confidences, la soirée se déroula
dans la bonne humeur.
Quand vint le moment de se
séparer, Claire, moi et nos compagnons à quatre pattes accompagnèrent les copines jusqu'au parking .Claire avait fixé la laisse à son bichon
qui, au moment où la porte de l'ascenseur se referma, sortit humer dans le couloir. Et l’ascenseur démarra.
Grand silence dans la cabine. Toutes
quatre totalement paniquées appuyions à tour de rôle sur tous les boutons pour
arrêter l’ascenseur impassible. L’élastique de la
laisse s’étirait, s’étirait, puis se
bloqua quand il fut au bout du rouleau. Claire figée tenait la poignée
main levée en haut de cette foutue porte
qui s’ouvrit enfin au rez-de-chaussée. On se regardait totalement défaites,
Sophie décida de prendre l’escalier pour aller chercher ce qui restait de
Disco.
Nous trois on ne bougeait pas, je ne sais si on respirait encore, même
mon Kerny pourtant rapide pour rejoindre la sortie, restait là à attendre. On
entendit un cri. Le visage de Claire pâlit, elle tenait toujours la poignée en
haut de la porte de l’ascenseur. Sophie arriva avec dans les bras la
petite boule blanche au cœur battant la chamade, il sauta dans les bras de sa maîtresse puis voulut de suite aller
jouer avec Kerny qui le lécha de soulagement.
Avec Isabel nous sommes remontées
récupérer la laisse, l’élastique s’enroula sans souci.
Quand on les rejoignit, ce fut le
fou rire obligatoire de soulagement. Claire conseilla à Sophie la prudence,
elle avait du chemin à faire, et surtout de veiller à ne pas écraser quelque
sanglier.
Le lendemain, on apprit qu’elle
avait dû s’arrêter un bon moment sur sa petite route de campagne, un chevreuil
en bloquait le passage. Elle nous dit aussi qu'elle n'a toujours pas compris comment elle a pu monter jusqu'au troisième étage sans défaillir car elle imaginait le sanguinolent de ce qu'elle pouvait récupérer.
On en parlait encore l'autre jour. Le rire libératoire après avoir retrouvé un Disco entier et étonné, c'était ça le cri. Et on remercia la longueur parfaite de la laisse qui épargna à toutes une fin de soirée en gros bouillons d'horreur.
J'ai souvent pris Disco pour des vacances, entre Kerny et lui, c'était magnifique, une complicité rare, Kerny était si attentionné et indulgent vis à vis des facéties nombreuses et attachantes de ce mécréant à quatre pattes.
Disco était là quand Kerny est parti.
Un grand silence sur le canapé.
Des câlins sous la couette, il venait me consoler.
Et avec Bibi le chat, son compagnon de jeux, tous les deux, tranquilles, sages, tristes aussi.
Tout est bien qui finit bien !
RépondreSupprimerAh nos amis à quatre pattes quand ils nous tiennent de leur fidèle affection, ils nous tiennent bien et nous les chérissons !!!
C'est sûr Annick qu'ils nous tiennent! J'ai pris Kerny à la SPA, il avait 11 ans et pendant 4 ans, il fut un vrai bonheur. Il était sourd mais entendait bien mes gestes, mes soucis, mes besoins.
SupprimerUne amitié comme celle-là ne s'oublie pas.
J'ai juste un peu mal de penser à son dernier jour. Ce regard, cet amour dans ce regard.
Oh la peur !...c'est fou ce qu'on peut les aimer nos Animaux et les voir menacès ou mourir est un vrai chagrin - Chère Montagnarde , je suis très absente du web , je t'embrasse fort , à partager avec tes amis à quatre pattes - la photo est magnifique ! ;-)
RépondreSupprimerJe vois bien que tu es très absente ma Blanche et tu manques. Vivement que tu reprennes un peu le chemin de ton blog.
SupprimerBisous plein.
Ouf !!!
RépondreSupprimerJ'ai eu peur aussi... mais c'est un vrai soulagement de savoir que tout s'est bien terminé.
J'imagine aisément la scène, et l'émotion ressentie par tous.
Ta photo est superbe... pensées pour l'absent.
Je t'embrasse très fort.
Bisous à Blanche en passant. :)
Passe une douce soirée.
En effet tout s'est bien terminé mais je repense à notre peur dans l'ascenseur.
RépondreSupprimerça palpitait d'angoisse.
Il a eu de la chance cet animal de mon cœur, car lui aussi, c'est mon chouchou d'amour.
Je t'embrasse ma Quichott', douce soirée.
Il est arrivé la même histoire d'ascenseur avec la chienne de mon ancienne voisine, au 6 ème étage. La chienne est ressortie lorsque les portes se fermaient et l'ascenseur a commencé à descendre. La voisine a tellement forcé sur les portes qu'elle a réussi a bloquer l'ascenseur au 2 ème et il était temps car c'était pile la longueur de la laisse. Un copain resté dans l'appartement a entendu le vacarme, a ouvert la porte et a vue la chienne pendue. Il l'a décrochée, bien vivante mais avec des douleurs à la déglutition pendant quelques jours.
RépondreSupprimerça me fait plaisir de voir cette belle photo avec ton gentil Kerny. Je me souviens de cette petite balade que nous avions faite, il était déjà bien fatigué et lorsque j'avais demandé un peu d'eau pour lui, sur le cou, il n'en voulait pas. Je suis contente de l'avoir connu, c'était un chien adorable.
Le petit Disco est tout mignon aussi et ils sont beaux tous les deux, collés l'un à l'autre.
On ne se méfie jamais assez de leurs réactions. Comme il a eu de la chance lui aussi.
SupprimerJe me souviens de cette journée, elle est un moment entre nous, si chaleureux, si doux. Et mon Kerny est en moi, vivant et aimant, toujours.
Bientôt, on se revoit.
Cette fois, j'en ai deux.
:)
Elles sont adorables aussi.
Bisous ma Mimi.
Je réfléchis pour savoir comment venir te voir aux beaux jours. Peut-être au départ de Lyon et par le train. J'y pense, j'y pense beaucoup.
SupprimerBisous.