Partir.
Sans se retourner.
Laisser le ciel et la mer s’épouser.
S’éloigner du rivage, traverser les terres, en quitter les saveurs saisonnières.
Les yeux en dedans de l’oubli.
Partir.
Loin devant.
Le désert, le grand, celui sans horizon.
Enfoncer les pieds dans la brûlure du sable, ne pas sentir la blessure, creuser.
Et que le vent en nettoie toute trace.
Partir.
Comme un défi.
Éteindre les jours, étreindre les étoiles.
Cueillir les roses de pierre, écouter les mirages, dessiner des chemins qui s’effacent.
Redécouvrir le monde dans un grain de sable.
Partir.
Pour se trouver.
Renaître du désert, désenlacer l’ardeur.
Les pieds courent, volent, leurs ailes déployées, caresse du vent, jeux sur la peau.
Tendresse folle, les pieds dans le vent.
Libres.
Partir.
Partir... il y a des moments où c'est nécessaire.
RépondreSupprimerOù il le faut pour se retrouver soi aussi.
Les éléments sont là pour nous aider à nous laver de nos chagrins et de nos soucis...
Merci pour ce magnifique moment.
Je t'embrasse. Passe une douce soirée.
Je ne sais pas si c'est se re-trouver, parfois c'est se fuir, mais comme le grand Sénèque écrivait: "on ne fuit qu'avec soi-même" (de mémoire, une vieille version où j'avais eu 2/20, sauf que cette phrase elle était pile poil juste, d'où les 2 points!).
Supprimer:)
Bisous plein ma Quichott', toi qui sais être à Yeur quand c'est nécessaire.
partir pour être soi-même et s'épanouir, tes mots voyagent sur les vagues de la vie intérieure !
RépondreSupprimerHeureusement les mots voyagent aussi entre nous, et ça fait du bien.
SupprimerParfois j'aimerais apprendre à méditer, vider la tête de tout, y compris les mots.
C'est un autre voyage que celui-là.
Bises Annick.
C'est magnifique Polly, et comme cela me "colle" aux semelles, à l'esprit, au coeur ; ton texte entre en résonance avec mes impressions sur le voyage...le positif en plus ! Partir,pour moi surtout la fuite du compagnonnage d'un soi, pour tourner-- ou se dé-tourner-- son regard ailleurs, vers toutes ces beautés simples que tu évoques.
RépondreSupprimerP.S faire mieux que Rimbaud c'est impossible mais tes "roses pâles qui émergent de la neige en bouquets" défi relevé ...
Oui, je suis bien d'accord, dé-tourner son regard vers des beautés qu'on ne peut plus voir quand on est pris dans le filet de ses ancrages.
SupprimerEuh!
Rimbaud quand même!
;)
Bisous plein.
Toi c'est bien simple tu sais donner vie aux mots et retranscrire l'émotion du moment, je t'entends à travers tes pas mon p'tit dragon du tonnerre, la liberté reprend tout son sens en ces lignes, t'embrasse tout plein !
RépondreSupprimerPour le coup ce sont mes pieds qui s'agitent!
Supprimer:)
Ne sais plus bien où ils vont m'emmener les coquins.
Bisouilles frangine.
partir pour se trouver...se laisser guider..nos pieds savent où ils doivent aller...
RépondreSupprimerOui, se laisser guider, mais je ne suis pas sûre que nos pieds vont toujours où il faut, il y a des plats à éviter.
Supprimer;)
Si partir c'es essayer de fuir ses problèmes, c'est être sûr de les amplifier. Si partir pour trouver ou découvrir, c'est être sûr d'y réussir....
RépondreSupprimerExact Jeanmi, ce n'est pas la peine de partir pour fuir, les problèmes sont accrochés à la peau.
SupprimerMais seules les découvertes nous ouvrent d'autres perspectives, et elles peuvent nous amener à changer d'angle, se regarder autrement.
MAGNIFIQUE ! oui c'est magnifique ce que tu dis car cela rejoint un ressenti que je ne suis visiblement pas la seule à apprécier - Difficile exercice mental quand les pieds ne peuvent plus porter trop loin , mais à force de vouloir avancer quand même pour ne jamais devenir négative , voilà que les beaux souvenirs se présentent , et ce d'autant plus facilement que l'effort aura été et continue d'être dans la durée ! Tu n'imagines pas le nombre de souvenirs visuels que j'ai pu enregistrer en presque trente ans de Montagne , et c'est toujours à cela que je me reporte quand il y a du mou dans la voilure - je t'embrasse fort chère Montagnarde , bi également à tes bestioles ;-)
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