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dimanche 28 octobre 2012

et les étoiles s'émoustillent (1)



J’affronte la pluie sur le petit chemin du Paradis. Il est plus de 15 heures, et calfeutré sous ma cape, les écouteurs dans les oreilles, je suis sur France Inter les tribulations d’un artiste forgeron qui fabrique des objets très spéciaux pour des sado-masochistes, et je me marre.
Ce chemin me connaît par cœur. Il conduit à une crique verte, entourée d’un bois dans lequel, les bons jours, s’ébrouent des amours interdites. Mes semelles s’enfoncent dans la glaise, pendant que ma cervelle émoustillée par les propos entendus fabrique des scénarii canailles. Quelles complexités me sont contées ici ? J’ai eu une vie conjugale plate et je me demande quels parcours conduisent à de telles conduites. Je ne juge pas, je m’en garderai bien, moi qui ai aimé tant de corps féminins, je cherche à deviner les hommes et les femmes derrière ce fatras sexuel. Perdu dans ces pensées, je ne vois pas débouler sur moi la silhouette menue qui, voulant m’éviter, glisse et s’étale dans la boue. Contrarié mais serviable je tends la main. C’est un petit visage rageur et fermé qui me regarde furieux.
-       Vous pouvez pas faire attention !
Je ne m’excuse pas, je souris car en même temps j’entends mon forgeron qui raconte comment il a également profité d’invites charnelles au moment des livraisons, comme tout plombier se justifie-t-il. Le coureur, debout, face à moi, me harangue d’une voix de tête désagréable qui m’est à peine audible, car j’ai l’ouïe dans des chuchotements sensuels. J’arrive à articuler des excuses, je n’ai pas envie qu’on me dérange dans mes balades auditives, et je continue mon chemin. Je me retourne pourtant, il est resté immobile, un rien ébahi, à observer ce dos indifférent qui le laisse à sa foulée, sa tenue crotteuse et son dépit.
Quelque cent mètres plus haut, j’atteins le plat qui mène au champ. J’hésite à le traverser, l’herbe haute va mouiller jusqu’aux genoux, puis je me lance, toujours dans le ravissement de cette émission et je m’arrête comme chaque fois sur le piton rocheux qui domine le bourg où j’habite. Un bourg aux toits vêtus de cette ardoise de l’Oisans, tout gris, avec ses pentes fortes pour que les neiges hivernales ne s’y attardent pas. Au sud, se dressent quelques nouveaux édifices peu seyants dans ce paysage d’un autre âge, mais nécessaires à la modernité des temps. Ils gâchent pourtant le charme de la vue, alors, mon regard s’éloigne vers les cimes abruptes qui encerclent le plateau. Elles sont emmaillotées de lourds nuages, ce n’est pas demain que le ciel se dégage, trop d’humidité sur les montagnes, à moins que notre célèbre bise se lève et nettoie tout prestement. Mais qui dit bise, dit froid, et peut-être neige. On a déjà vu ça par ici, si les hivers n’existent pratiquement plus, les étés restent capricieux. J’éteins ma petite radio, ôte les écouteurs, et dévale prudemment la sente glissante et pierreuse qui redescend vers Beauregard.

Comme chaque jour, après ma promenade je m’arrête chez Jo, au « Crapo ». Jo est un personnage à lui tout seul. Il était professeur de philosophie mais a laissé tombé pour diverses raisons dont la principale, affirme-t-il, est qu’il en avait assez de donner de la confiture aux cochons. Mais je le soupçonne de déguiser sa démission en désabusement alors qu’il frémit d’un trop d’humanité. Il la ramène sans cesse avec son auteur favori, un dénommé Cioran, dont il me sert les maximes à chaque verre que je consomme chez lui. Et elles ne sont pas rigolotes, c’est le moins qu’on puisse dire, quoique pleine d’une ironie qui parfois me fait rire, mais pas toujours, ça dépend de l’humeur. Il a choisi ce nom de « Crapo » comme enseigne à son bistrot, parce que c’est le raccourci de son patronyme, celui qu’on lui donnait toujours sur les bancs de l’école ; depuis il porte une tendresse pour cet animal qui sait cracher son venin sur tout ennemi identifié ; il dit que c’est une espèce en voie de disparition tout comme l’homme d’ailleurs, mais autant ça le peine pour les crapauds, autant ça le soulage pour l’autre.
Quand je pousse la porte, la salle est vide, les tables d’un bon bois inusable sont d’habitude, à cette heure, occupées par les retraités du coin qui tapent le carton, et avec qui je discute un moment.
-       Que se passe-t-il, c’est le désert chez toi.
Jo lève les yeux de son bouquin, répondant que le Marcel a passé de l’autre côté. Alors ils lui préparent ses funérailles. On évoque cinq minutes le film de ce vieux mineur avec lequel j’entretenais des relations superficielles mais  bon enfant. Un gars du pays qui n’avait pas son pareil pour tricher à la belotte.
- « Rien ne rend modeste, pas même la vue d’un cadavre », assène Jo, voilà ton chocolat crémeux.
-    Tu me l’as déjà servie celle-là. Tu devrais te renouveler pour les enterrements, rétorqué-je un peu las de ces pensées lugubres.
-       Ça te rappelle trop qu’on est mortel.
-    Non, ça je le sais tous les jours quand je me lève, même si je l’oublie après. C’est ta modestie qui m’agace. Je vois pas pourquoi on resterait modeste, on a le droit d’avoir encore de la vitalité, sinon, on va au pont et on saute.
-      Tiens, ils en ont ramassé une, hier. Tu es au courant ?
-     Je vois pas comment je ne serais pas au courant, dans ce patelin tout se sait à la vitesse du son. On connaît la victime ?
-  Non. Une étrangère… une Ardéchoise, tu te rends comptes, 200 bornes juste pour sauter. Une toute jeune, 27 ans, pas plus.  Quelle misère !
Je n’ai plus envie de ce chocolat fumant, ces moribonds me fichent le cafard. Je touille la cuillère dans la tasse et je me tais tout comme Jo. Ce sont ces silences qui nous unissent le plus Jo et moi. On sait tous les deux ce qui macère chez l’autre, on n’a pas besoin de mots parce que nos pensées sont les mêmes. La porte s’ouvre brutalement, Jo se redresse d’un bonjour amical. Une petite femme, la quarantaine, vient de franchir le seuil, elle s’installe près de la fenêtre, et je peux l’observer discrètement dans le miroir latéral. Jo s’approche d’elle avec sollicitude, il a l’air de la connaître. Elle est toute brune, le visage fin comme une épingle et la chevelure courte accentue cette minceur. Elle n’est guère épaisse, mais sous le pull difforme on sent fermeté et vigueur. Jo repasse derrière son comptoir et prépare l’eau chaude. Je me retourne vers la cliente qui me lance un regard peu amène. Je reconnais ses yeux noirs pour les avoir senti peser sur moi il y a à peine une heure. Lâchement je me concentre sur mon bol qui tiédit et l’estomac un peu noué je bois à petites gorgées. Quand Jo revient à sa place habituelle, il me demande si je ne louerais pas le studio au-dessus de chez moi que j’avais équipé dans l’espoir que mes fils viendraient quelquefois passer des vacances.
-       Et pour qui ?
D’un coup de tête il me désigne la buveuse de thé. Je réponds qu’il faut voir. J’ai l’habitude de ma tranquillité.
-       Elle loge à l’hôtel, depuis une quinzaine, chez Viviane, et ça lui coûte trop cher.
-       Mais je ne suis pas une agence de bienfaisance ! Si je loue, c’est pas gratuit.
-       J’imagine que tu ne prendras pas trop cher. Il te sert à rien ton studio. Et puis c’est pas pour longtemps, elle est en mission jusqu’en décembre.
-       Et qui te dit qu’un de mes fils n’arrivera pas ? Je ferais comment ?
-       Tu sais bien qu’on s’arrangera, comme on l’a toujours fait. C’est une dame bien.
-      Bof ! les gens qui font des footings sous la pluie, je sais pas si on peut dire qu’ils sont bien, lâché-je un peu irrité par l’insistance de Jo et surtout par ma culpabilité.
Jo me regarde de travers, et quand Jo vous regarde de travers, la culpabilité s’aiguise. J’ai l’impression d’être un de ses morveux qu’il essayait d’éduquer sans succès. Mais je fais mine de ne rien ressentir. Je jette un regard inquisiteur dans le miroir, et ce que je vois ravive chez moi un fond de sensibilité. Elle est de profil, observant par la fenêtre les rares passants qui se battent avec la vigoureuse averse. Sa main joue quelque musique sur le bois patiné de la table, mais ce qui me renverse, c’est le pli de la bouche, du nez, du front qui exprime une lassitude immense, ou plutôt un chagrin profond.  Je me tourne vers Jo.
-       Alors qu’attends-tu ? Présente-moi.
-       Idiot, va ! Je savais bien qu’on pouvait compter sur toi.
Il pose le verre qu’il nettoyait vivement en grondant intérieurement contre moi, et tout joyeux maintenant, me prend le bras et me conduit comme un enfant vers la dame brune.
-       Nathalie. Je vous présente Cyril, un ami, celui dont je vous ai parlé, il veut bien vous louer son studio.
Les yeux tristes qu’elle lève vers moi m’obligent aux excuses que je n’avais pas su faire à notre rencontre percutante.
-       J’ai été plutôt odieux, tout à l’heure, je vous prie de m’excuser.
-       Vous vous connaissez ? demande Jo à moitié étonné.
-       Ben, nous nous sommes rencontrés inopinément sur un chemin, ajouté-je penaud. Et elle est arrivée sur moi un peu vite, tu sais quand j’écoute ma radio, je suis distrait et …
-       J’ai glissé, dit-elle.
-       Oui, elle a glissé et je n’ai pas été très…
-       Compatissant, répond Jo.
-       Voilà, c’est le bon mot. Ecoutez, si vous avez besoin d’un logement provisoire, je suis prêt à vous dépanner, ainsi j’aurais lavé ma honte. Ca vous va ?
De l’ironie pétille dans la pupille. Je suis très embêté, cette situation me rend grotesque, ce n’est pas que je veuille la séduire, ces fantaisies ne sont plus de mon âge, mais je n’aime guère ce ridicule qui m’accable. Alors, j’annonce un prix qui me semble acceptable. Elle s’étonne.
-       100€ par semaine ?
-       Non, par mois, voyons !
Jo rit franchement.
-       C’est vraiment un cadeau, dit-il.
-       Je n’ai jamais eu le sens des affaires. Et de toute façon, il resterait inoccupé. vous pouvez aménager quand vous le souhaitez.
J’ai d’emblée ma récompense, son regard n’est que velours. Je connais désormais une palette variée de ses sentiments. Si je veux connaître dans l’instant son état d’esprit, ses yeux noirs me le livreront sans fard. Jo promet de l’emmener dans la soirée, après le repas, à la fermeture du Crapo. Je rentre chez moi, c’est une maison de ville, une vieille maison aux murs pas très droits, aux fenêtre étroites, compliquée comme une femme, à apprivoiser doucement avec ses pièces cachées les unes derrières les autres. J’ai récemment aménagé l’étage et fermé le rez-de-chaussée afin d’en faire un logement indépendant. Chez moi, au rez-de-chaussé, un grand salon tout blanc, très sobre et sans ornement inutile. Je hais les bibelots, peut-être à cause de ma mère qui m’a obligé à faire tant de voyages à la déchetterie pour cette accumulation pathologique, ou à cause de ma femme, heureusement elle est partie avec sa pacotille. Un large couloir mène à la cuisine, pièce également simple et fonctionnelle, et plus loin, à ma chambre et à une autre pièce qui me sert de bibliothèque. C’est un peu prétentieux comme mot, mais c’est là que je m’affale dans un vieux fauteuil confortable, et que je lis, ou que j’écris, ou que je rêve, car il m’arrive encore de rêver. C’est mon refuge, un amas d’étagères bourrées de livres, un bureau sur lequel s’amassent des piles de papiers. J’ai aussi un appareil perfectionné installé par mon fils aîné sur lequel j’écoute mes concerts préférés. C’est d’ailleurs là que je m’installe dès mon retour. Je suis plutôt de mauvaise humeur, je ne m’attendais pas, ce soir, à recevoir une locataire, aussi jolie soit-elle. Peut-être avec l’âge suis-je devenu trop solitaire.

Quand ils sonnent, je m’endormais devant le téléviseur. Je ne sais pas pourquoi je m’obstine à regarder les inepties qui défilent sur l’écran, en fait ce sont elles qui me regardent. Cependant, comme je fais de l’insomnie, il m’arrive de brancher l’appareil à des heures où les émissions intéressantes sont enfin à portée. Je me secoue et j’ouvre l’huis pour faire entrer mes visiteurs. Jo est tout sémillant, comme un jouvenceau qui présente sa belle à sa famille. Je me moque de lui intérieurement, je me garde bien de le lui dire. Je leur offre une boisson chaude, puis nous montons à l’étage. Nathalie s’émerveille. A vrai dire, pour un studio, c’est plutôt grand, et joliment agencé. Une immense pièce de vie avec le coin cuisine, à l’américaine, comme on dit, une salle de bain vraiment imposante, pour sûr, c’était une chambre, et une autre pièce avec un grand lit et deux lits superposés.
-       il y a de quoi héberger une famille ! s’exclame-t-elle étonnée, ce n’est pas un studio. En ville, on appellerait ça un T1. Et pour 100€ ! Vous êtes sûr ?
Son enthousiasme me ravit. J’acquiesce de la tête, et la gaîté de Jo me console de ma maladresse de cet après-midi. Elle me remercie chaleureusement, me prenant les mains dans les siennes, comme si je la sauvais de je ne sais quel tourment, ses yeux francs se plantent dans les miens à tel point que j’en deviens gêné et que je me détourne pour abréger l’émotion. Elle s’installe demain matin vers 10 heures, heure à laquelle elle doit quitter l’hôtel pour ne pas payer une nuitée supplémentaire.
Et voilà ! Je suis désormais encombré d’une voisine trop proche. Je me demande comment je vais supporter la situation. En même temps, je me dis que c’est pas mal d’avoir quelqu’un qui peut arriver vite en cas de pépin. On n’est jamais assez prudent, bien que je croie fermement qu’il ne m’arrivera rien de fâcheux avant une bonne vingtaine d’années. Je suis très optimiste comme gars, mais c’est l’âge du décès de mes parents, il n’y a donc aucune raison pour que je les précède, alors que l’espérance de vie dans nos contrées a tellement grimpé que ça fait peine pour les jeunes qui doivent supporter tous ces vieillards. Ces pensées ne m’empêchent pas de dormir la première partie de la nuit. A quatre heures du matin, je me lève, regarde le temps par la fenêtre, m’habille chaudement et me traîne jusqu’à  la citadelle. J’aime ces marches nocturnes, devinant derrières les rideaux fermés toutes ces têtes qui sommeillent. La bise froide s’est levée, le ciel se dégage, les étoiles s’émoustillent juste pour moi.



14 commentaires:

  1. quel plaisir cette lecture...
    besos
    tilk

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    1. Oh! merci Fernando pour ta lecture et surtout le plaisir qu'elle t'a donné.
      besos

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  2. Génial,une atmosphère feutrée un peu comme chez Simenon avec des gens tranquilles en apparence mais en trimballent lourd! est-ce qu'il y aura une suite?
    un forgeron qui fabrique des objets sexuels? Ça doit vraiment faire très mal! le mien m'a fait une grelinette , je sens que je vais la considérer d'un oeil nouveau!
    bises

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    1. ben disons que si tu écoutes ici: http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2543, tu regarderas ta grelinette avec... grand plaisir!
      ;)

      Il se pourrait qu'il y ait suite... didon! me comparer à Simenon, c'est pas rien!


      Je te grelinette un bisou de dessous la neige.

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  3. Je veux une suite aussi ! dit le Lutin bleu en tapant du pied pour être sûr qu'on veuille bien l'entendre, sa voix est si fluette qu'il a toujours peur de n'être pas compris.

    J'ai adoré moi aussi.

    Tu laisse un peu traîner le suspense, c'est chouette... et puis, tu as comme toujours un don très sûr pour faire vivre chacun de tes personnages.

    Bon, tu l'écris, cette suite ???

    Bisous et douce soirée à toi.

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    1. J'ai entendu le lutin bleu et la grelinette...
      ;)

      bon va falloir que je bosse donc!

      Oula!

      Moi, je vais faire comme le lutin bleu me caler l'oreiller sous la couette là-haut dans les étoiles et rêver.
      Peut-être que j'en serai inspirée...

      Gros bisous ma Quichott'

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    2. J'aime bien t'imaginer aussi dans les étoiles...
      Rêvons si tu veux bien, en attendant que la réalité nous oblige à revenir sur Terre.
      Je t'embrasse. Passe une douce journée.

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    3. La réalité nous rattrape tout le temps! Crottin de temps! Je le prends aussi pour être là, mais si peu, je l'admets, si peu...

      bisous plein ma Quichott'

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  4. Je suis admirative chère Montagnarde de ta capacité à nous faire entrer dans un paysage , dans une situation , dans des événements et voir en quelque sorte ce que tu nous racontes - c'est épatant !!! que puis-je te dire d'autre , j'ai adoré ton récit ...une fois encore ! mais comment dire autre chose que ce que j'éprouve , surprise , amusement , questionnement , contentement ou peine ...Je t'envoie un tgv de bisous phocéens ensoleillés ;-)

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    1. Quelle patience de lire tant de lignes sur un écran. J'avoue que personnellement je n'y arrive guère.
      Mais c'est une joie pour moi de savoir que je t'ai fait plaisir et que tu as su trouver en toi toutes ces émotions.

      Merci ma Blanche.

      Bisous des montagnes.

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  5. Quel régal cette lecture ! une atmosphère, des personnages bien campés, de l'humour des dialogues vivants et une histoire qui de banale devient prenante : on termine en ayant envie de savoir comment le bourru au coeur tendre va supporter sa nouvelle vie avec "l'intruse". Alors...raconte, raconte.
    Bisous Martine

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    1. Ainsi toi aussi, tu veux une suite.
      Je vais y réfléchir, tu sais parfois une situation me vient et après je ne sais plus quoi en faire.
      Mais je sais qu'il faut en faire quelque chose.
      Le tout est d'y penser, de se laisser aller à les faire vivre ceux-là.

      Pour l'instant je termine une autre histoire.

      Vu le plaisir que vous avez éprouvés tous et l'envie d'en connaître davantage vont me stimuler.

      Mais une chose après l'autre, la retraite finalement n'est pas un long fleuve tranquille, naïve que j'étais, je le croyais!
      :)

      Bisous plein Sido.

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  6. Moaaaaaaaaaaa aussi j'aimerai bien lire la suite siouplait M'dame :-)))
    Bizouilles frangine du tonnerre, contente de retrouver ta belle plume sais-tu...

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    1. Frangine adorée, tu l'auras, et je te souhaite tout autant de courage pour cette suite!
      Bien fait!
      :)))
      bisous

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