Donne-moi encore là-haut avec ses
étoiles grosses comme dans mes contes d’enfant. Des lumignons splendides qui
peuplent le ciel sombre. Le feu dehors rougeoie encore un peu, dans la cabane,
le poêle ronfle très fort, il fait chaud, et nous ne dormons pas.
Donne-moi encore mon grand chien
descendu du bat-flanc qui nous rejoint sous les étoiles.
On est à 1600 mètres d’altitude,
peut-être plus, je ne sais. C’est l’automne, les mélèzes flamboyaient sous le
soleil quand on s’est installés.
Donne-moi encore la beauté de la
nuit, je regarde ce ciel comme si je le découvrais pour la première fois, il
fourmille de lumières si brillantes.
Sidérée par cette proximité, je
touche du doigt les étoiles, presque, j’en décrocherais bien une et la poserais
entre nous, sur la couche commune.
Donne m’en une, me dit mon
compagnon. Je lève la main, entre les doigts elle brille, elle l’enflamme.
Regarde, je te la donne.
Un instant au bout du monde, seuls
tous les trois.
La perfection de l’instant. Nus
sous la voute, hors du temps.
Mon grand chien silencieux, comme
nous, tout près de nous, le même que nous, dans la même condition. Tous trois,
unis comme jamais.
Sauvage nature, nous sommes de
celle-là.
Comment dire : tout est bien.
Un soir, une nuit, un matin,
journée d’éternité.

Que te dire ?
RépondreSupprimerJe suis aussi émue qu'après l'avoir lu à la Petite fabrique...
Il y a des moments que l'on voudrait éternels.
... qui - souvenirs - troublent le regard.
Je t'embrasse fort. Passe une douce soirée.
Un vrai moment d'éternité comme j'en souhaite à tous où on s'oublie soi-même totalement.
SupprimerJe t'embrasse ma Quichott'.
Sauvage Nature - Nous sommes de celle-là - Je ne saurais mieux dire car est résumé dans tes mots que je reprends , la Vérité éternelle qui jamais ne meurt ! Kerny est vivant ailleurs et autrement , seulement tu ne peux plus le voir dans ce monde c'est tout - je t'ai laissé un com sur mon blog - je t'embrasse de tout coeur chère Montagnarde , tu partages avec La Douce - le temps n'est pas élastique hélas ;-)
RépondreSupprimerOn l'oublie si souvent que nous en sommes de cette nature, qu'elle nous nourrit et nous émerveille quand on sait être en totale osmose avec elle.
SupprimerC'est tellement rare.
Et Kerny, poussière aujourd'hui n'en est pas moins resté en elle.
Bisous plein Blanche.
Des moments qui devraient durer longtemps, très longtemps et qui compte tant !!!!!!!!!!!
RépondreSupprimerOui, des moments qui devraient durer, il faut savoir les reproduire, sauf que le quotidien, hélas! nous enserre souvent.
SupprimerBisous Annick.
Des moments où le court du temps est émotion, merci pour ces lignes dont tu as le secret frangine du tonnerre, t'embrasse tout plein
RépondreSupprimerCoucou frangine, j'aime t'entendre ici aussi.
SupprimerJe t'embrasse fort.