Le jour se lève, l’herbe humide envahit l’aube. Rien ne chante, ni le vent, ni
l’oiseau, bientôt le premier chant.
Et je suis là, incertaine, tout me vient du matin et rien ne
m’atteint encore. Dans ma tête vacillent les rêves oubliés.
Le bol de café, la cigarette, le chat entre mes jambes, je
m’éveille.
L’herbe à couper, le massif à nettoyer, tailler la haie qui
s’en donne à cœur joie, regarder le ciel, quelques nuages approchent, je
soupire.
Elles attendent près de moi, un mouvement, elles se
lèvent. Mes deux chiennes fragiles, mes
adoptées, mes fourrures de joie, « les filles » comme je les appelle.
Je souris.
Je m’étire, profite de la fraîcheur, prends le temps de
flâner, ne rien dire, ne rien faire, ne rien penser, chut ! Tout est si
calme, pas une voiture, pas un cri, pas un tracteur, même les vaches dorment
sous leurs arbres. Chut ! Je ne vis pas encore.
Remonter à l’étage. Je suis suivie par tous, tranquillement,
pas à pas. Un câlin, deux, trois… on recommence. Sur la couche, le chat a sauté
et m’appelle. Je m’allonge, un câlin, des dizaines, je suis bien.
Je m’attarde, il a posé son museau sur mon bras, ne pas
bouger, fermer les yeux, attendre.
Puis doucement entrer dans le jour. S’habiller, prendre les laisses, marcher
jusqu’au lac, jouer à bâtons volent, bonds dans l’eau, éclaboussures, tout
brille.
Le temps m’appelle.

Merci pour cet éveil en douceur, pour la tendresse des mots.
RépondreSupprimerPasse une belle journée, ma Polly.
Les rituels du matin...
SupprimerJ'ai oublié mon passage rapide sur le Net. Ainsi je peux sourire parfois si j'évite les actualités et me balade dans des contes et nouvelles.
Parfois une marguerite aux 103 pétales m'accueille, et je suis heureuse d'avoir participé un peu à sa présence parmi nous.
Bisous plein.
Tu y as participé bien plus encore qu'un simple "peu"... :)
SupprimerMerci pour tout, Polly.
Bisous plein.
Délicieux , rafraîchissant billet chère Montagnarde - je viens de le dire à Félix nôtre ami , la canicule qui dure ici est en train de me transformer en zombi ! je devais t'écrire et je ne l'ai pas fait - je suis out ! j'attends septembre avec espoir d'enfin un peu de fraîcheur - ici c'est carrément ( ce fameux quart sud-est ) le feu de l'enfer ! bisous à tes cagnous - toute mon amitié invisible , je t'embrasse et ma minette y ajoute des ronrons
RépondreSupprimerbonjour ma Blanche,
RépondreSupprimerici aussi on souffre à 900 mètres d'altitude, alors j'imagine le plomb de Marseille. Heureusement j'ai le lac, et la maison est restée fraîche.
Je ne bouge pas beaucoup mais bientôt je dois repartir en Bretagne, ce qui est sûr c'est que là-bas on n'a jamais chaud!
Te fais de gros bisous, ne te transforme pas en radiateur tout de même.